Afin de me différencier un peu des autres pousseux de touches de clavier rédigeant sur ce bloje, mes entrées porteront sur un style musical avec lequel je ne peux m’empêcher de flirter de plus en plus : le hip-hop. Adepte de la musique qui se joue fort et qui fait mal depuis ma tendre enfance, j’ai remarqué que, depuis 2005, le pourcentage de «musique de nouères» présent sur mon Ipod a augmenté de manière exponentielle.
Contrairement au «rock crotté» que l’on écoute avec jouissance sur une tarte de vinyle, le rap est situé au centre de la révolution digitale et du «download de mixtape gratis». On emprunte à nos amis, on recycle à gauche et à droite des bruits qui fittent avec notre flow, on freestyle dans notre studio situé dans notre salon, on donne aux fans et ensuite on vend sur Itunes dans une version plus tight, souvent surproduite et qui compte plus de featuring que mon cerveau de gars avec des maths 536 est capable d’en compter. Malgré tout le négatif qui accompagne le mouvement, il serait complètement idiot de nier l’inventivité incessante de plusieurs de ses protagonistes.
Chacune de mes futures entrées portera sur du «beat» directement importé du swagville. Du mixtape de nerdcore underground avec des samples d’Animal Collective au single de crunk gras du Sud des Etats-Unis en passant par le club-rap qui envahit nos radios depuis les cinq dernières années, je tenterai de «pas faire de chicane» en diversifiant mes choix.
Sur cette fin de première entrée beaucoup trop longue (on dit souvent qu’une première fois trop longue, c’est vraiment pas le best), je vous laisse sur ce que j’écoute depuis les deux dernières semaines : Freddie Gibbs. Jeune rapper ayant eu un passé difficile, son mixtape "The Miseducation of Freddie Gibbs" a fait pas mal jaser en 2009 sur le web. Un flow de la mort, une voix qui rappelle un certain M. Shakur et un beat qui nous donne envie de ressortir nos albums de la fin des années 90. Le clip est un peu d’la marde (on dirait qu’il a demandé à son cousin qui avait une caméra mini-dv de filmer), mais en même temps, ça rajoute au charme de la chose.
Swag.
samedi 10 septembre 2011
It was all a dream, I used to read word up magazine.
J’vous avertis tout de suite : j’écris pas bien. Finissant de la promotion de 2002 d’une école secondaire (située dans une banlieue de Québec) dans laquelle j’ai pu obtenir une note de 100% lors d’un exposé oral dans lequel j’ai sacré deux fois, je ne suis pas un Mario Lemieux de la prose écrite. Je me décrirais plutôt comme étant le Marcel Goc de l’écriture: j’ferai peut-être pas 30 buts dans une saison, mais j’m’organise.
mercredi 7 septembre 2011
mardi 6 septembre 2011
Mardi Mood Ring: Courroucée (+ « Physical Copy » Bonus!!!)
Il y a des jours où je n’ai pas d’autre envie que de m’infliger la même torture qu’Œdipe, sauf qu’au lieu des broches d’or de Jocaste, j’utiliserais les boucles d’oreilles avec lesquelles Encyclopédine se décrassait autrefois le fil dentaire pour me mettre dans le noir une bonne fois pour toutes, hors d’état de voir la laideur ambiante du monde dans lequel je vis. Si ce que je raconte vous semble obscur, laissez-moi vous remettre en mémoire, à titre explicatif (mais aussi pour le eye candy), les paroles un jour proférées par l’amour de ma vie :
La vie c’est d’la marde. De la grosse c. difficile, dans toute sa liquidité soyeuse, jaune et odorante, dans laquelle on ne peut que ramper. Un pot Mason rempli de selles liquides qu’on nous fait avaler de force via beerbong. De la grosse diarrhée de lendemain de brosse à la bière blonde en fût du Turd dans laquelle on a roulé toute la nuit et qu’on a jusque dans la queue de cheval.
C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai trouvé, au milieu du tas de merde, le 2$ avalé par défi parce que j'étais trop ivre :
La violence pure et minimaliste qui se dégage des chansons lourdes et acérées de Shellac, comme un écho à ma propre rage intérieure, est exactement ce qui m’était nécessaire, voire vital pour me faire passer de la simple mauvaise humeur au courroux de Pallas Athénée.
Je ne vais pas vous donner de détails sur le disque, je ne suis pas d’humeur à éduquer une bande d’enfants de vingt ans – et de toute façon, vous êtes bien capables d’aller wikipédier ça par vous-mêmes.
Lieu d'achat : Cheap Thrills (obv)
Prix d'achat : 10$
Anecdote : Je me suis donné un coup avec la palette de mon casque de vélo en-dessous de l’œil droit quelques minutes avant l’achat et mon visage est maintenant orné d’une ecchymose rehaussant décidément mon niveau de street cred.
Hammerhead + Vaz

MARDI UNPHYSICAL COPIÉ
V'la le bonjour,
Quoi de mieux que le nouveau EP d'Hammerhead pour suivre le très enjoué clip ci-dessous. Je me suis rappelé que mon meilleur ami d'internet, Fred Lec, avait lu sur le forum de Lambgoat qu'Hammerhead lâchait peut-être le hiatus pour faire un retour en force vu que c'est rendu pomal dans le vent de faire un comeback si t'es un vieux band des années 90 que personnes à écouté dans le temps. Plaisant comme nouvelle et vla tu pas chose que je tombe sur le nouveau EP sur un autre blog compétitif au notre que je nommerais pas.
Memory Hole
1-Resurrecto
2-Once again...with feeling
3-Cloudless Face
4- Memory Hole
C'est plus un amuse gueule qu'autre chose; ça passe vite, ça fait du bien d'entendre à nouveau leur distorsion mais ça te laisse sur ta faim, surtout que Cloudless Face est juste du crossage d'orgue. J'ai bien hate d'entendre un album complet en espérant qu'il nous feront pas une blague de mauvais goût ala cave in. C'est pourquoi je lui donne la note de passage, soit 5/8
Vaz - Chartreuse Bull
Vaz est née des cendres d'Hammerhead lorsque le guitariste à faite "fuck off" dans les année Nirvana. Ils ont poursuivi en laissant leur côté "bonhomme pas content" derrière eux pour faire "The Lie That Matches The Furniture". Un album bordellement louche qui mélange un grunge de trippeux et thèmes de science-fiction de série B.
Tout chaud de cette année, le deuxième opus est tout autant louche et doux à la fois. Il est plus direct mais te donne toujours une bonne impression d'avoir mixer le ta
pe dans un micro-onde. il mérite un bon 14/171-Chartreuse Blues
2-Blockade
3-The 2nd
4- Z Train
5- Cutter
6- Neon Sunrise
7- Sine Language
8- Prepare to Dive
9- Clone Theory
10-Throttle
11-Sickle
samedi 3 septembre 2011
vendredi 2 septembre 2011
VENDREDI "PHYSICAL COPY"
H100's - Live 1995
L'école c'est plate, les policiers c'est des colons pis la religion organisée j'en parle même pas. Mon nom est Sal Paradise et voici votre VPC.
H100's -- ça se prononce hundreds finalement -- c'est une genre d'anomalie dans la scène HC de Cleveland des années 90. Rien à voir avec les Integrity, One Life Crew et Confront, etc. Ils tiraient plutôt leurs inspirations des formations hardcore du midwest américain du début de la décennie 80. Le légendaire Tony Erba et son frère Chris composent le noyau du groupe et le résultat est sans surprise unique et intemporel.
L'album en question a été enregistré le 3ième jour de juin 1995. Les internets m’apprennent que le lineup du show était 25 Ta Life, One Life Crew, Integrity, Appartment 213 et H100's. Cool. Pour ce qui est de la prestation, elle est tout simplement géniale. Il n'y a réellement pas 36 façons d'analyser une poignée de maniaques qui prennent autant de temps à insulter leur audience qu'à jouer leurs compositions, mais reste néanmoins que le résultat est en mon sens LE meilleur album live que le genre a à offrir. La qualité sonore est surprenante et j'en suis à me demander pourquoi ce disque a mis autant de temps à faire surface. (Noncommercial)
Highlights : Dismantle, Panick Attack, Don't Ask Me How I Am
Lieu d'achat : Iceage/Nomos/Give/Salvation/Avon Ladies @ Kungfu Necktie Philadelphia, PA
Prix d'achat : 10 $ et une couple de puff de rush
Anecdote : Je vous déconseille très fortement d'essayer le rush.
L'école c'est plate, les policiers c'est des colons pis la religion organisée j'en parle même pas. Mon nom est Sal Paradise et voici votre VPC.
H100's -- ça se prononce hundreds finalement -- c'est une genre d'anomalie dans la scène HC de Cleveland des années 90. Rien à voir avec les Integrity, One Life Crew et Confront, etc. Ils tiraient plutôt leurs inspirations des formations hardcore du midwest américain du début de la décennie 80. Le légendaire Tony Erba et son frère Chris composent le noyau du groupe et le résultat est sans surprise unique et intemporel.
L'album en question a été enregistré le 3ième jour de juin 1995. Les internets m’apprennent que le lineup du show était 25 Ta Life, One Life Crew, Integrity, Appartment 213 et H100's. Cool. Pour ce qui est de la prestation, elle est tout simplement géniale. Il n'y a réellement pas 36 façons d'analyser une poignée de maniaques qui prennent autant de temps à insulter leur audience qu'à jouer leurs compositions, mais reste néanmoins que le résultat est en mon sens LE meilleur album live que le genre a à offrir. La qualité sonore est surprenante et j'en suis à me demander pourquoi ce disque a mis autant de temps à faire surface. (Noncommercial)
Highlights : Dismantle, Panick Attack, Don't Ask Me How I Am
Lieu d'achat : Iceage/Nomos/Give/Salvation/Avon Ladies @ Kungfu Necktie Philadelphia, PA
Prix d'achat : 10 $ et une couple de puff de rush
Anecdote : Je vous déconseille très fortement d'essayer le rush.
Loscil - Coast/Range/Arc
Pour la plupart des géographes, le Coast Range Arc représente « a large volcanic arc system, extending from northern Washington through British Columbia and the Alaska Panhandle to southwestern Yukon. The Coast Range Arc lies along the western margin of the North American Plate in the Pacific Northwest of western North America » (Wiki, 2011). Pour moi, toutefois, il évoque davantage ces fois où, me croyant thermofuge, j'ai tenté de bravé les 5 pieds de neige me séparant de la glissade et ai perdu ma bottine.
Pourquoi? Parce que Coast/Range/Arc est froid, glacial même. Chimérique? Non. Pas du tout. Si je voulais faire mon pense bon, je dirais que la dernière galette de Loscil nous propose des "textures arctiques", mais comme je suis du petit peuple, je dirai qu'elle nous met du lichens plein les oreilles, qu'elle nous bourre la gueule de neige pure. En effet, le très prolifique Scott Morgan nous offre un album d'ambient classique, avec ses habituels rondeaux, ses mélodies synthétiques, et son drone parfois statique, parfois dynamique. L'album, comme le reste de son catalogue, s'inspire grandement des principes de thermodynamique ; chacune des plages de retrace les lents mouvements du relief subaquatique, la transformation intemporelle des glaciers, des plans d'eau, des montagnes.
Comme l'écosystème, Coast/Range/Arc forme un tout ; ses éléments sont indissociables les uns des autres. Du coup, il nous est impossible de choisir un highlight. Plutôt, nous demanderons à l'auditeur de s'y attarder, de se laisser transporter à travers ces paysages du passé en absorbant le 55 minutes dans son entièreté. Après tout, c'est près de 50% moins long qu'un LP de Autopsy. D'ailleurs, parlons donc, pour conclure, de ce magnifique layout, qui matérialise littéralement le son : il adopte les couleurs d'une image classique, symbole de douceur :
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